
Photos de la visite Alençon

La visite d'Alençon
Notre guide nous attendait à La Maison d’Ozé qui abrite aujourd’hui l’Office du tourisme. Datant du XVème siècle, elle appartenait à la famille le Coustelier. Cet immense logis porte le nom de son ancien propriétaire, François d’Ozé, qui ajouta en 1530 une tourelle et une aile. On raconte que le futur Roi Henri IV y aurait séjourné. Notre guide nous raconte l’histoire de la ville d’Alençon puis nous nous dirigeons vers la Basilique Notre-Dame Nef du XVe siècle, dotée d’un magnifique portail flamboyant du début du XVIe siècle ainsi que de très beaux vitraux (1530). Ensuite notre guide nous invite à une promenade à travers la ville. on arpente les rues de celle que l’on surnomme la Cité des Ducs. Une balade entre rues pavées et cours secrètes que l’on poursuit : le quartier Saint-Léonard, la Halle au Blé, Le Château des Ducs etc… C’est ici, à Alençon, que Thérèse Martin, qui allait devenir Sainte Thérèse, vit le jour.





La Maison d’Ozé : Datant du XVème siècle, elle appartenait à la famille le Coustelier. Elle abrite aujourd’hui les bureaux de l’Office de Tourisme. Cet immense logis du XVe siècle porte le nom de son ancien propriétaire, François d’Ozé, qui ajouta en 1530 une tourelle et une aile. On raconte que le futur Roi Henri IV y aurait séjourné…

Basilique Notre-Dame : Nef du XVe siècle, dotée d’un magnifique portail flamboyant du début du XVIe siècle ainsi que de très beaux vitraux (1530). Le choeur et le clocher ont été rebâtis au milieu du XVIIIème siècle à la suite d’un incendie. Le porche, composé de trois arcades, offre trois gâbles finement ajourés : celui du milieu porte sept statues évoquant la Transfiguration, celle de Saint-Jean tourne le dos à la rue.

Le quartier Saint-Léonard : C’est le quartier du vieil Alençon tel qu’il s’est développé au Moyen-Age en cercles concentriques à partir du carrefour des Etaux. Les promeneurs peuvent y admirer maintes façades, des fenêtres, des escaliers à vis, des balcons en fer forgé qui font le charme de ces vieilles rues.

La Halle au Blé : Ce sont deux personnalités alençonnaises qui en sont les auteurs : l’architecte Charles Arnould et l’ingénieur Charles Croquefer. C’est en 1864 qu’ils étudient la conception d’une coupole pour coiffer la cour circulaire de la halle au blé sur le modèle de la bourse du commerce de Paris. En 1948, la halle au blé est classée aux Monuments historiques.

Le Château des Ducs : Sur la place Foch, il demeure imposant avec ses deux tours massive. Le château des Ducs : construit sous Pierre II, duc d’Alençon entre 1361 et 1404, démantelé en partie sous Henri IV, servant de dépôt de mendicité de 1768 à 1824, les bâtiments existants ne représentent que 10 % de l’ensemble.


La Maison Natale de Sainte Thérèse :
Visite de la chambre où naquit Thérèse Martin le 2 janvier 1873 et de la Chapelle contigüe à la maison. Ses parents, Louis et Zélie Martin, béatifiés en 2008, ont été canonisés à Rome le 18 octobre 2015 par le pape François. La maison natale de sainte Thérèse, située 50 rue Saint-Blaise, a été rouverte le 9 mai 2009 après d’importants travaux d’accessibilité et de scénographie. Elle comporte un hall d’accueil, une galerie exposant des objets personnels de la famille Martin, un auditorium avec présentation de film, et les différentes pièces meublées de la maison : salon, chambres, cuisine.
Nous déjeunons au restaurant Chez Fano










L'après-midi
Musée des Beaux-Arts et de la dentelle
En 1857, un « établissement destiné à propager le goût des arts et des sciences » est officiellement fondé à Alençon. Rapidement, le musée se développe et prend de l'importance grâce à Léon de La Sicotière, sénateur et érudit local ; de nouvelles collections et des dons enrichissent le patrimoine du musée. C'est dans cette période (deuxième moitié du XIXe siècle) que l'essentiel de la collection du musée s'est constitué. Parmi les donateurs figurent Chennevières, Horace His de La Salle, Leriche, Jacquette, Noblesse, etc. Mais ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que la dentelle d'Alençon fait son apparition au musée. Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle occupe actuellement une partie de l'ancien collège des Jésuites restauré en 1981 sous la mandature de Pierre Mauger. Le 16 novembre 2010, le savoir-faire de la dentelle au Point d’Alençon était inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO. En 2018, l'artiste polonaise d'art urbain Nespoon intervient sur la façade du musée ; elle peint une fresque de dentelle.




Le musée des Beaux-arts et de la Dentelle est riche de plus de 150 ans d’histoire. Il est en effet héritier d’un premier musée inauguré dans les murs de l’Hôtel de Ville d’Alençon le 15 juillet 1857.

La manufacture des points de France visait à rivaliser avec l'industrie dentellière italienne alors très développée à Venise, à une époque où le secteur de la passementerie prend son essor, avec le goût pour les sous-vêtements. Pour assurer son succès, Colbert fait venir en France des dentellières vénitiennes et brugeoises, qui transmettent leur savoir-faire. Marie Colbert, la nièce du surintendant des finances, dirigeait les opérations. La société était implantée à Alençon. L’industrie manufacturière de la dentelle se développe en France sous Louis XIV, avec son « style » propre : le Point de France. A partir des années 1740, le Point de France s’affine et évolue vers les Point d’Argentan et Point d’Alençon.


Le parcours permanent de visite présente les collections les plus emblématiques, reflets de la singularité de l’établissement : la peinture avec une part importante consacrée aux artistes ornais mettant en valeur la vitalité artistique du territoire au XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, la dentelle, industrie ayant assuré la renommée d’Alençon en France et en Europe pendant près de quatre siècles, et l’ethnographie cambodgienne, collection de référence constituée et offerte par l’Alençonnais Adhémard Leclère, ancien Résident au Cambodge.


Adhémard Leclère, né le 12 mai 1853 à Alençon où il est mort le 16 mars 1917, est un homme politique, administrateur colonial, économiste, littérateur, poète et indianiste français. Il a été Administrateur colonial au Cambodge, entre 1886 et 1917, et a ramené avec lui des témoignages de sa vie en Asie, dont certains sont exceptionnels et essentiels pour la connaissance de la société khmère.









